dimanche 11 mars 2018

Zaza Fournier (re) parle de Chant'Appart...

Photo et artwork: Raphaël Neal

... et c'est toujours attendrissant:

" J’ai traversé un bout de pays pour retrouver cette Vendée qui commence à m’être familière.
Et j’ai posé mes baskets dans une maison de retraite. L’inverse de ma maison mentale. Mais qui s’imagine vieillir dans un EHPAD? J’y ai posé mes basques et j’ai chanté. Devant ces visages étonnés, où toute une vie se déplie, j’ai chanté ce que je sais chanter.

Et j’ai mangé de la brioche aussi. Parce que la brioche il n’y a pas mieux pour porter le moral.La nuit suivante a rattrapé toutes celles passées à regarder le plafond. Je me suis transformée en caillou et j’ai été flattée de me faire réveiller par une mésange à ma fenêtre. Elles sont polies les mésanges en Vendée.
La décision la plus sage de cette journée là a été d’acheter autant de brioches que possible. Pour remplir les espaces vides dans ma valise. Qui m’a remerciée d’ailleurs. De la brioche en veux tu en voilà pour pouvoir sauver à l’improviste quiconque se trouverait en détresse émotionnelle.(Note pour plus tard: est ce qu’il ne faudrait pas mettre de la brioche sous glace, à briser à l’aide d’un petit marteau en cas d’urgence, dans tous les lieux publics?)
Et puis j’ai dormi dans une voiture, coincée entre mon accordéon et mon clavier, survolé la Loire, jusqu’au petit salon de coiffure de Nathalie, petit en taille, grand par le sourire de sa propriétaire.
J’ai chanté à nouveau.
Oui, on peut chanter dans un salon de coiffure.
En fait on peut chanter à peu près partout, pourvu qu’il y ait quelques prises, de belles âmes et de la brioche.
J’ai chanté, fébrile (va savoir...) et j’ai agrippé les sourires de visages jusqu’alors inconnus mais qui m’ont sauvée hier soir. Ne jamais sous-estimer le pouvoir d’un sourire."

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ils sont venus dans les Chant'Appart...